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    PIERRE VAYSSIÉ BOUTIMAN 1

     

     Faute de registres paroissiaux,  j'ai cru que Jacques Vayssié, de La Salle, serait le terminus ad quem de cette recherche et qu'il serait impossible de remonter plus haut. Voici pourtant son arrière-grand-père.

    Les registres de sa paroisse, Saint-Pierre Livron, débutent en 1623 et sont incomplets: on ne l'y rencontre pas.

    Mais son nom apparaît en 1607 dans un acte passé chez Maître Célarié, notaire à Caylus, une donation de son frère Jean en faveur du fils de celui-ci, Laurent, et de son neveu, Jean, "fils de son frère Pierre, dit Boutiman". On le retrouve dans les contrats de mariage de ses fils, Antoine en 1610 et Jean en 1612, de sa fille Madeleine, également en 1612, contrats enregistrés par Maître Delrieu, de Caylus.

    Le même notaire rédige en novembre 1614 le testament de Pierre Vayssié dit Boutiman, au "masage de Rigal sive* Boissière". Ce testament révèle le nom de son épouse, Antoinette Éché et l'existence d'un quatrième enfant vivant, Jeanne, non encore mariée, mais dont apparemment le père envisage la noce puisque le legs qu'il lui réserve mentionne des robes, des brebis... Le légataire principal est Jean, ce qui suggère, sans le garantir absolument, qu'il est l'aîné des fils. Un accord conclu en janvier 1615 entre Jean et Antoine, toujours par devant Maître Delrieu, confirme le récent décès de Pierre.

     

     

    *sive: conjonction latine équivalent à "ou" dans le cas d'une équivalence entre les deux termes; quand un terme exclut l'autre, le latin emploie "aut". Quant à l'origine de la double appellation, Rigal Boissière, je l'ignore (encore).

     

    PIERRE VAYSSIÉ BOUTINIAN 1

    Maison à Rigal Boissière 1853-55

     

     

    Antoinette Éché, elle, ne meurt qu'en 1641, après avoir dicté un testament qui permet de dresser un tableau plus complet de la descendance du couple.

    PIERRE VAYSSIÉ BOUTINIAN 1

    Le surnom d'Antoine, lou Fauré, signifie  le forgeron, le maréchal ferrant. Il est déjà décédé à la mort de sa mère. De ses trois enfants, le second, Jacques, continuera à porter le surnom de Boutinian, conjointement avec son cousin Pierre, fils de Jean; il semble plausible que son fils aîné, Jean, soit le Jean Vayssié dit Faurou que mentionne le registre paroissial de Saint-Pierre Livron; sa fille Raymonde épouse Bertrand Alauset, de Lacapelle Livron, peu avant le décès de sa grand-mère, ce qui donne lieu à des ajouts en marge du testament de celle-ci.

    Le mariage de Jeanne, en 1617, a vu s'opérer en l'espace d'un mois un changement de fiancé. Un premier contrat la lie à un certain Philippe Carlier (?), contrat que signent pas moins de huit témoins, dont le curé de la paroisse, deux nobles, Charles de Vidal et un Delom, un clerc, Bertrand Audubert, cependant qu'un second contrat consacre son union avec Jean Desquines, de Rigal; les signatures cette fois sont moins nombreuses et moins prestigieuses, mais des quittances en marge attestent le règlement de la dot  en plusieurs étapes échelonnées de 1624 à 1630.

     

     

     


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    DE LA SALLE À St PIERRE LIVRON

                                                                     La Salle

     

     

                                            REMONTER LE TEMPS

     

    En dépouillant les registres paroissiaux et tant qu'il n'y a pas eu changement de résidence, il n'est pas trop difficile d'escalader les branches de l'arbre, bien que parfois des lacunes entravent la progression. Mais les registres s'interrompent, plus ou moins tôt selon les paroisses, et les familles se dispersent...

    Pour La Salle, il n'y a plus rien avant 1680.

    Mais la coexistence de deux signatures "Vayssié" dans les mêmes actes intrigue: Jacques aurait-il des parents? Ainsi ai-je fini par suivre, je ne sais plus à partir de quel indice (mention de lieu ou de filiation?), la trace de ce second Vayssié; elle conduit à St Pierre Livron, et de là à Félines, dont les registres remontent jusqu'en 1601.

    D'où la quasi certitude que le père de Jacques Vayssié, Pierre, s'était marié deux fois, d'abord avec Françoise Cases en 1638, et après le décès de celle-ci avec Florette Tournamire. Mais les lacunes des registres empêchent de fixer la date du décès de la première comme celle du remariage.

    Les actes notariés, eux, fournissent d'utiles indications: Bertrand Cases, père de Françoise, nomme encore sa fille dans son testament en 1650; le contrat du remariage de Pierre Vayssié avec Florette Tournamire est rédigé en 1652; le décès de Françoise doit donc se situer vers 1651.

     

    DE LA SALLE À St PIERRE LIVRON


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