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    JEAN ANTOINE VAYSSIÉ  (1815 -1890)

     

                                            LE SORT DES CADETS

     

    Quand les exploitations ne sont pas assez riches pour nourrir plus d'une famille,  trop peu étendues pour être divisées, et qu'il y a plusieurs fils, un seul d'entre eux, souvent l'aîné, peut se marier sur place. Ainsi  Bertrand Vayssié a-t-il quitté La Salle, ainsi le frère aîné d'Étienne Vayssié est-il resté célibataire...

    Des cinq fils de Jean Pierre, c'est à l'aîné, son homonyme, que revient la responsabilité de prendre sa suite; Jean, le cadet, ne se marie qu'après sa mort. Les plus jeunes, Jean Antoine, Joseph, vont s'établir ailleurs - ce sera Caylus pour le second, c'est Lalbenque, dans le Lot, pour le premier.

     

      MA FEMME SA MÈRE SON PÈRE ET MON BEAU-FRÈRE

     

    En se mariant, c'est une famille qu'épouse Jean Antoine. Sa femme, Marie-Anne Maffre, ne porte dans son acte de naissance que le prénom de Marie; peut-être son prénom usuel lui vient-il du baptême, ou bien d'une confusion avec une sœur aînée morte à deux ans; elle aura également un frère cadet, mort à cinq ans; elle a surtout un frère aîné, Antoine, dont l'acte de décès indique qu'il était sourd muet. Il semble bien qu'en allant vivre dans sa belle-famille, Jean Antoine Vayssié accepte aussi, explicitement ou non, la charge de ce beau-frère une fois que ses parents auront disparu.

    Le mariage de Marie-Anne Maffre et de Jean Antoine Vayssié a lieu à Lalbenque en 1838, où le couple continuera de vivre; à la mort du père de Marie-Anne, c'est elle et son frère qui sont désignés comme héritiers, et c'est seulement à la mort du frère, en 1883,  qu'est rédigé un acte de donation partage au bénéfice des enfants du couple.

     

     

    JEAN ANTOINE VAYSSIÉ

     

     

    Des sept enfants, trois fils seulement survivent.

    L'aîné, Jean, prend la suite de ses parents et de ses grands-parents à Laboul. Son mariage est marqué par une curieuse péripétie: dans les publications, il est annoncé à un mois d'intervalle avec deux fiancées successives. Est-ce Jean qui a rompu, est-ce sa première promise? Rien ne l'indique, toutefois Jean fera enregistrer quelques mois après le mariage un acte de donation en faveur de sa femme. Il épouse Marie Dejean Méric (dont le nom est souvent altéré en Dajean) à Vaylats, au début de 1869, et sa signature sur l'acte de mariage prouve qu'il savait écrire et que l'orthographe de Vayssié avec y s'imposait. Deux enfants naîtront, tous deux morts en bas âge, si bien qu'après la mort de sa femme en 1906, il semble avoir été accueilli à Mouillac par son cadet et son neveu: sa signature figure dans un acte de mariage dressé par ce dernier devenu maire.

    Le second, Antoine, prendra à Mouillac la suite de son oncle Jean.

    Quant au troisième, également prénommé Antoine, j'ai pour l'instant perdu sa trace: il ne figure pas dans les tables décennales de mariage de Lalbenque, ni dans les tables de décès (qui ne sont, il est vrai, numérisées que jusqu'en 1902); ce qui est sûr, grâce au testament de Jean Vayssié, son oncle, c'est qu'en 1869 il était "soldat".

     


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