• JEAN VAYSSIÉ BOUTINIAN

     

    JEAN VAYSSIÉ  dit Boutiman

    après 1576 - 1649 

     

     

     

    Impossible, bien entendu, de connaître sa date de naissance, ni même de savoir s'il était l'aîné. Son frère, Antoine, se  marie deux ans avant lui, mais cela ne prouve rien. Quant à son acte de décès, il doit se trouver dans une lacune du registre de Saint-Pierre de Livron.

    Ce qui est sûr, c'est qu'il fait rédiger  son  - quatrième! - testament en février 1649, à Rigal,  et que ses deux fils, Pierre et Jacques, règlent sa succession en mai de la même année.

    Goût de la conciliation? Sens du devoir? Sincérité de son affection pour celui qui doit être son parrain? En 1607, il consent à l'arrangement élaboré par son oncle Jean pour préserver l'intégrité des biens familiaux sans déshériter son fils Laurent: faire une donation conjointe - et qu'il voudrait irrévocable - à ce fils et à son neveu. Mais plus tard Jean conclut un nouvel accord avec son cousin (qui semblait bien décidé à se lancer dans un procès), et c'est seulement après le décès de celui-ci qu'il rachètera à Catherine, fille de Laurent, la part distraite du patrimoine familial.

     En 1612, il épouse Marie Ruand, du hameau du Berry, fille de feu Louis Ruand et de Cécile Donnadieu. Marie serait-elle cousine de Catherine Gautier, sa belle-sœur puisque femme d'Antoine Vayssié? Catherine est fille d'une Antoinette Donnadieu... mais les homonymes, ici encore, sont nombreux.

    Deux fils naissent. L'aîné, le second Pierre Boutiman, figure déjà dans le premier testament de son père, établi en 1615. Du fait qu'il porte le prénom de son grand-père on peut induire que celui-ci est son parrain - c'est un usage auquel les Vayssié ne dérogent pratiquement jamais jusqu'au dix-neuvième siècle -, et donc fixer sa naissance entre 1612, mariage de ses parents, et 1614, décès du premier Boutiman. Jacques, lui, n'apparaîtra que dans les deux testaments  de 1634; il est donc né après 1615. 

     

     

     

     

     

     LE FILS CADET

     

    Il tient peut-être son prénom de Jacques du beau-père de sa tante Madeleine, Jacques Éché, qui habite  avec fils et bru le hameau voisin des Mondonets.

    Il s'installe comme brassier à Caylus, où il achètera une maison à proximité de l'église. En 1645, il épouse Marguerite Doulhiac, fille de Pierre et de Catherine Bès. Un fils leur naît en 1649, dont le parrain est sans doute Pierre Vayssié Boutinian, lui-même devenant père cette année-là d'un fils prénommé Jacques.

    Le petit Pierre meurt en 1655, alors que son père est décédé depuis déjà cinq ans: sa sépulture est datée du 16 mai 1650.

    Le couple a également eu une fille, ensevelie, elle, en août 1651, dont le curé ignore le prénom (il inscrit simplement "une petite fille de Jacques Boutinian") et dont la naissance n'apparaît nulle part dans le registre de Caylus - fort lacunaire pour cette période. Peut-être s'agit-il d'une enfant posthume qui n'a vécu que quelques mois.

    Marguerite Doulhiac se remarie en 1656 avec un marchand de Caylus, mais dicte son testament et sans doute meurt dès l'année suivante. 

     

     

     

     QUATRE TESTAMENTS

     

     Le record, si l'on ose dire, revenait jusqu'alors à Antoinette Roucal, avec ses trois testaments.

    Mais Jean Vayssié Boutiman  en a fait établir quatre. Le premier date de septembre 1615, alors qu'il devait avoir entre trente et quarante ans; il est tombé malade, il a perdu son père l'année précédente  et son oncle Jean vers la même époque, peut-être aussi son cousin Laurent. Il juge sans doute prudent d'organiser sa succession. Il n'oublie personne, prévoyant des legs pour son frère Antoine, ses deux sœurs, Madeleine et Jeanne, sa mère Antoinette Éché, sa femme Marie Ruand; il désigne comme héritier son fils Pierre, encore tout petit (deux ans peut-être).

    Ayant survécu, il attend 1634 pour faire établir deux autres testaments à quelques mois d'intervalle, l'un en mai, l'autre en août. Cette fois, il n'est plus question de ses frère et sœurs; une somme de quatre cents livres est réservée à son fils cadet, le logement et la subsistance à sa mère et à sa femme, son fils aîné demeurant l'héritier principal. Un seul changement entre les deux testaments: celui d'août lègue à Marie Ruand une vigne acquise entretemps.

    Le dernier testament est de février 1649. Il ne reste plus comme légataires que Marie Ruand, qui reçoit la jouissance de la maison et tout ce qui est nécessaire à sa subsistance, et les deux fils, le cadet recevant quarante livres (comme il s'est marié, son père l'a déjà gratifié de quelques avantages), et Pierre conservant sa position.

    Un accord entre les deux frères, en mai 1649, confirme le décès de leur père.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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