• LABOUREUR ET BRASSIER

     

    C'est qu'il y a paysan et paysan!

     

    Sans doute les paysans de La Salle et de Mouillac n'étaient-ils pas propriétaires, au sens actuel, des terres qu'ils cultivaient; toutefois ils en disposaient  au point d'être autorisés à les transmettre à leurs enfants, voire à les aliéner à des étrangers.

     

    Les laboureurs étaient des paysans suffisamment aisés pour posséder un attelage de labour, charrue, c'est-à-dire araire, et animaux de trait, généralement une paire de bœufs.

      

    Les brassiers louaient le travail de leurs bras à l'année moyennant une rétribution à moitié en nature à moitié en argent.

    Les registres définissent Jacques Vayssié, ainsi que son fils et son petit-fils, comme un laboureur.

    Sans doute ne devaient-ils pas être très différents, au costume près, de ce paysan  du XXème siècle, saisi par un autre Vaissié:

      

    LABOUREUR ET BRASSIER

      

        

     

     

     

    Maisons du Quercy

     

      

    "On entre dans une région différente quand on pénètre dans le Quercy [...]; il est loin d'être aussi beau que le Limousin, mais, en compensation, il est beaucoup mieux cultivé [...]. Entré dans un pays calcaire; les châtaigniers disparaissent en même temps [...]. Passé près de cottages, excessivement bien construits, en pierre, avec des ardoies ou des tuiles, mais sans vitres aux fenêtres[...]. La forme et la couleur des maisons de paysans contribuent à la beauté de ce pays."

                                                                                        (Arthur Young, Voyages en France, 1787-1790)

      

       

    Selon le Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, auquel j'emprunte les illustrations, l'architecture permet de distinguer la maison du brassier de celle du laboureur. Le premier vit dans une demeure simple, de plain pied, le second dans la maison à "balet" où les pièces d'habitation se trouvent à l'étage.

     

    LABOUREUR ET BRASSIER

     

    LABOUREUR ET BRASSIER

     

     

     

    J'ai vécu dans une maison du second type, avec escalier extérieur et palier donnant accès à la cuisine, à la différence que l'escalier était accolé au mur latéral, ce qui avait permis, la cuisine ouvrant sur la droite, d'ajouter en face une petite pièce (le crambou ou crambet) suspendue grâce à un fort pilier d'angle au-dessus de la porte d'une resserre. Près de cette maison (celle de mes grands-parents), reliée à elle par un hangar et une étable à canards (peut-être ajoutés ultérieurement), se trouvait une maison basse, du premier type donc, qui nous appartenait aussi mais qu'on appelait "maison de Guiroou"; faut-il penser que l'ouvrier agricole avait bâti sa demeure à côté de celle du propriétaire pour lequel il travaillait?

     

     

     

     


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