•  Juillet 2014

     Quand j'ai commencé ce blog, je ne pensais pas pouvoir remonter plus haut dans le temps que les registres paroissiaux. Mais depuis, les actes notariés m'ont fourni de nouvelles données que je n'ai pas encore eu le temps d'enregistrer. Des inexactitudes subsistent donc, que je corrigerai ultérieurement.

     


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    C'est qu'il y a paysan et paysan!

     

    Sans doute les paysans de La Salle et de Mouillac n'étaient-ils pas propriétaires, au sens actuel, des terres qu'ils cultivaient; toutefois ils en disposaient  au point d'être autorisés à les transmettre à leurs enfants, voire à les aliéner à des étrangers.

     

    Les laboureurs étaient des paysans suffisamment aisés pour posséder un attelage de labour, charrue, c'est-à-dire araire, et animaux de trait, généralement une paire de bœufs.

      

    Les brassiers louaient le travail de leurs bras à l'année moyennant une rétribution à moitié en nature à moitié en argent.

    Les registres définissent Jacques Vayssié, ainsi que son fils et son petit-fils, comme un laboureur.

    Sans doute ne devaient-ils pas être très différents, au costume près, de ce paysan  du XXème siècle, saisi par un autre Vaissié:

      

    LABOUREUR ET BRASSIER

      

        

     

     

     

    Maisons du Quercy

     

      

    "On entre dans une région différente quand on pénètre dans le Quercy [...]; il est loin d'être aussi beau que le Limousin, mais, en compensation, il est beaucoup mieux cultivé [...]. Entré dans un pays calcaire; les châtaigniers disparaissent en même temps [...]. Passé près de cottages, excessivement bien construits, en pierre, avec des ardoies ou des tuiles, mais sans vitres aux fenêtres[...]. La forme et la couleur des maisons de paysans contribuent à la beauté de ce pays."

                                                                                        (Arthur Young, Voyages en France, 1787-1790)

      

       

    Selon le Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, auquel j'emprunte les illustrations, l'architecture permet de distinguer la maison du brassier de celle du laboureur. Le premier vit dans une demeure simple, de plain pied, le second dans la maison à "balet" où les pièces d'habitation se trouvent à l'étage.

     

    LABOUREUR ET BRASSIER

     

    LABOUREUR ET BRASSIER

     

     

     

    J'ai vécu dans une maison du second type, avec escalier extérieur et palier donnant accès à la cuisine, à la différence que l'escalier était accolé au mur latéral, ce qui avait permis, la cuisine ouvrant sur la droite, d'ajouter en face une petite pièce (le crambou ou crambet) suspendue grâce à un fort pilier d'angle au-dessus de la porte d'une resserre. Près de cette maison (celle de mes grands-parents), reliée à elle par un hangar et une étable à canards (peut-être ajoutés ultérieurement), se trouvait une maison basse, du premier type donc, qui nous appartenait aussi mais qu'on appelait "maison de Guiroou"; faut-il penser que l'ouvrier agricole avait bâti sa demeure à côté de celle du propriétaire pour lequel il travaillait?

     

     

     

     


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  • POURQUOI VAYSSIÉ?  

        

      POURQUOI VAYSSIÉ D'ABORD?

        

          Il faut bien commencer par un côté ou par l'autre! La vie a voulu que je passe mon enfance dans le village natal de ma mère et de quelques générations de Vayssié avant elle. Les noms des lieux et des personnes m'y sont encore familiers, et la lecture des actes réveille parfois des souvenirs de propos entendus, voire éclaire des détails enregistrés sans les comprendre.

     

     

    POURQUOI VAYSSIÉ?

     

     

    SOUS LE SIGNE DU NOISETIER

     

     La vaïsso désigne en langue d'oc le noisetier; les étymologistes rattachent donc le nom de Vayssié à la présence de noisetiers près de la maison, ou bien au fait d'habiter dans un village appelé La Vaysse en raison de l'abondance des mêmes arbres. Il est très probable qu'il s'en trouve à La Salle, mais cela ne prouve en rien que mes ancêtres Vayssié soient originaires de là!

         

     

     

     


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    DÉTAILS DE MÉTHODE

     

    SOURCES:

    • Les tableaux et relevés réalisés antérieurement par des membres de la famille ont servi de base.

    • Les archives numérisées par les départements concernés (Tarn-et-Garonne, Lot, Loire Atlantique) ont permis de contrôler les données acquises et parfois de les compléter.

    • Les archives notariales complètent très utilement les registres d'état civil et révèlent parfois des démarches insoupçonnées de la part d'ancêtres qui ne savaient même pas signer; j'ai consulté uniquement celles du Tarn-et-Garonne conservées aux archives départementales.
    • Le site Généanet a fourni quelques détails et ouvert quelques pistes.

    •  D'autres renseignements ont été glanés dans divers ouvrages (Le canton de Caylus, tome II,  Images et visages de Tarn-et-Garonne, Tome 6..., Al païs de Boneta, Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne...) et auprès de personnes compétentes en recherche historique.

     

    ORTHOGRAPHE:

    • Même pour recopier des actes anciens, j'emploie systématiquement l'orthographe actuelle. Que des curés du XVIIIème siècle écrivent sçavoir ou présens est conforme à l'usage de leur temps; qu'ils n'emploient pas d'autres accents que l'accent aigu, usent peu des majuscules et de la ponctuation, voire forment les j comme des i n'a qu'un intérêt anecdotique et complique la lecture.
    • L'orthographe des noms propres semble souvent calquée sur la prononciation "patoise" (on dirait aujourd'hui "occitane") : ainsi Cavalié pour Cavaillé, Vidalhac ou Vidalhiac pour Vidaillac, Magdelaine pour Madeleine  j'adopte dans tous les cas la graphie francisée.

    • Un cas particulier: le nom de Vayssié est bien écrit avec un y, à la fin du XVIIème siècle, par le premier de mes ancêtres dont j'ai retrouvé des traces indubitables et qui, à la différence de certains de ses descendants, savait signer son nom; par la suite, c'est la graphie Vaissié qui prévaut dans les actes jusque vers le milieu du XIXème siècle; le y reparaît d'abord dans les actes établis dans le Lot avant d'être réintroduit en Tarn-et-Garonne; mais la branche de la famille qui se développe à Caylus (82) à partir de 1848 conserve jusqu'à aujourd'hui la forme Vaissié.

      

    HOMONYMIE:

     Il existe des Vaissié ou Vayssié un peu partout en Tarn-et-Garonne; rien que dans le canton de Caylus, qui m'intéresse au premier chef, il s'en trouve à Caylus même, à La Salle, à Lacapelle-Livron, à Mouillac... Et bien entendu ils portent souvent les mêmes prénoms: il est donc nécessaire de trier avec soin tous ces Jean, Marie, Pierre, en vérifiant, autant que faire se peut, les filiations et les dates. Je m'y efforce, et j'espère ne pas commettre trop d'erreurs. Quant à savoir s'il existe des liens de parenté entre tous ces Vayssié, cela demandera encore beaucoup de recherches - limitées par la disponibilité et l'état des documents.

     


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  •                                                                        PRÉAMBULE            

     

     PRÉAMBULE

     

    Il ne s'agit pas ici de botanique, mais de généalogie. De la mienne, cela va de soi.

    La forêt, c'est le temps, l'histoire, l'espace; l'intérêt de la généalogie ne consiste pas à accrocher des noms sur des branches, mais à essayer de se faire une représentation, nécessairement incomplète ou biaisée, de ce qu'ont pu vivre les porteurs de ces noms.

    Je n'ai pas eu à partir de rien, loin s'en faut : un oncle maternel, une cousine, un cousin de mon père, mes parents eux-mêmes avaient défriché le terrain.

    Défriché, c'est l'image qui s'impose! Mes ancêtres, quercynois ou bretons, sont des paysans. Mes parents eux-mêmes ont travaillé la terre, assez longtemps pour qu'à voir leur labeur j'aie su très tôt que je voulais faire un autre métier.

     

     

     

     

     

     


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