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    Je croyais Pierre, second fils de Jean Pierre, né à Mouillac en 1806, irrémédiablement perdu de vue. Mais non. C'est seulement que son existence semi nomade, d'ouvrier agricole et de roulier, ne lui a pas donné l'occasion de se marier et de se fixer, et ainsi de laisser quelques traces dans l'état civil. C'est aux notaires encore que je suis redevable d'avoir su ce qu'il était devenu.

    En 1840, il prête de l'argent à son père, argent provenant, précise le notaire, des sommes qu'il a gagnées au service de divers maîtres "depuis plus de quinze ans qu'il a quitté la maison paternelle": ce qui permet de situer le départ de Pierre vers 1825 voire un peu avant. Au moment du prêt, il se présente comme "domestique roulier" chez un entrepreneur des Ponts et Chaussées de Périgueux, ce qui signifie probablement qu'il transporte les matériaux nécessaires à la construction ou l'amélioration des routes.

    Il disparaît ensuite, sans toutefois être oublié de ses frères et sœur lors du partage des successions de leur mère, Marie Vidaillac, en 1845, et de leur père, en 1860; à chaque fois c'est à son frère Jean qu'est confiée sa part.

    Il reparaît en 1865 précisément pour s'entendre avec Jean, c'est-à-dire lui céder tous ses droits moyennant une compensation financière, qui lui est effectivement versée puisqu'on en trouve la quittance l'année suivante. À cette époque, Pierre se dit "cultivateur propriétaire à Vaylats". Propriétaire? Cela paraît douteux. Cultivateur, il l'a déjà été dans ce même village pas très éloigné de Mouillac, mais comme domestique: il figure avec ce qualificatif dans le recensement de 1841.

    Enfin on découvre, chez un notaire de Puylaroque alors que les actes précédents ont été dressés à Caylus, son testament, ou plutôt deux testaments de lui, l'un de 1867, l'autre de 1868 - dont le but principal est de transformer en legs un prêt, non remboursé encore, fait à son frère Jean Antoine, de Lalbenque, quelques temps plus tôt. Quand il fait rédiger le premier, Pierre demeure "au couvent des religieuses" de Vaylats: sans doute travaille-t-il leurs terres ou leur sert-il d'homme à tout faire. Mais le second est dicté à Trégan, hameau de Puylaroque où habite sa sœur Marie Anne.

    La logique conduit donc à supposer que Pierre a pu mourir à Puylaroque, ce qu'il est aisé de vérifier... à condition de ne pas être trop regardant sur l'orthographe de l'officier d'état civil! Car la table décennale des décès mentionne un "Pierre Vaïsse" et l'acte correspondant alterne "Vaïssié" (en marge et pour le nom du père) et "Vaïsse" (dans le corps de l'acte, pour le nom du défunt). C'est Jean (François) Rivière qui déclare le décès de son beau-frère, survenu le 2 novembre 1869 .

     

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    Les religieuses de ce couvent cachèrent nombre d'enfants juifs pendant l'Occupation.

      

     

     

     

     

     


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