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     LES ENFANTS DE LAURENT

     

     

    LES ENFANTS DE LAURENT

    Quand a eu lieu le mariage de Raymonde? Je l'ignore pour l'instant, mais il se pourrait que ce soit peu avant la rédaction du testament de Laurent en 1557. En effet ce testament énumère les objets habituellement donnés en dot: matelas, draps, couvertures, robe... en plus d'une somme d'argent (dans le cas de Raymonde 65 livres). Et c'est le seul document où j'ai trouvé trace de Raymonde. Comme, à la différence de ses frères et sœur, elle n'apparaît pas dans le dernier testament de son oncle Pierre, elle a dû mourir avant 1575.

    Le mariage de Catherine est enregistré par le notaire qui a, dix ans plus tôt, rédigé le contrat de son frère Jean. Elle épouse un Auvergnat, du moins d'origine: le père de Bertrand Calm réside dans un village près de Clermont-Ferrant, mais d'autres porteurs du même nom se rencontrent depuis plusieurs années à Caylus; resterait à établir s'ils appartiennent à la même famille. Il n'est pas impossible que ce nom de Calm soit ensuite devenu Lacalm voire Lacam; en tout cas Jean Vayssié Boutiman, petit-fils de Laurent, témoin au contrat de mariage d'un Bertrand Lacalm en 1626 est donné comme "cousin du futur".

    Jean et Arnaud doivent être les fils aînés: c'est eux que Laurent choisit pour "héritiers généraux", et c'est encore eux qui se chargent de doter Catherine (preuve que Laurent est sans doute décédé vers l'époque où il a testé). Mais Jean, qui a deux fils, voit probablement disparaître l'un d'eux prématurément, et l'autre est ce Laurent, deuxième du nom, qui se fait meunier, ne peut s'entendre avec son oncle Pierre, et ne laisse comme postérité qu'une fille. Quant au fils d'Arnaud, marié deux fois, il voit ses enfants se disperser sur la commune de Caylus.

    C'est à Pierre, le cadet de Laurent, que reviendra finalement l'essentiel des terres de Rigal Boissière, grâce à l'héritage de son oncle et peut-être parrain puisque tous deux portent le même prénom. 

      

     


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    PUITS ET FONTAINES

    Un des puits du Pech  

     

     Randonnée

     

    Le circuit annuel à la découverte des puits et fontaines de Mouillac aura lieu cette année le 31 juillet de 9h30 à 12h30. Tous les détails sur le site de l'APICQ qui en est l'organisateur.

     

     

     

     


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    LE TESTAMENT DE BERNARD (Ter)

     

     

    LE TESTAMENT DE BERNARD  (TER)

     

    Début du testament de Bernard Vayssié

     On comprendra aisément qu'il m'ait fallu de l'aide pour tirer de ce testament un peu plus que les noms des enfants de Bernard. Heureusement, on trouve sur la Toile des paléographes capables de retranscrire ce genre de grimoire en caractères lisibles pour le commun des mortels.

     

    LE TESTAMENT DE BERNARD  (TER)

    Extrait de la carte de Cassini

     

    Qu'apprend-on de plus? Que Bernard Vayssié était bordier, c'est-à-dire fermier d'une propriété appelée les Madrelles, évidemment introuvable sur les cartes usuelles d'aujourd'hui. Mais la carte de Cassini, qui date du dix-huitième siècle, le cadastre napoléonien de Caylus et la carte de randonnée de l'IGN connaissent un lieu-dit appelé La Madrelle : il est très vraisemblable qu'il s'agit du même endroit, d'autant plus que Rigal, où vivront le fils de Bernard, Laurent, puis les descendants  de celui-ci, est très proche.

    Cette propriété appartenait à un bourgeois originaire de Najac (Aveyron), Durand Pause, parent du Pierre Pause qui fut l'un des premiers artisans de la renaissance de Mouillac en 1476. Un autre Pause, Louis, prieur de Félines (la paroisse de Françoise Cazes), figure parmi les témoins.

    Bernard Vayssié exploitait les Madrelles en association avec ses fils, précise le testament. Et de toute évidence il cherchait à devenir propriétaire: nombreux sont les actes d'achat de terres faits par lui et ses deux fils aînés, Laurent et Pierre, dans les registres de notaire aux alentours de 1525.

    Quant au détail des legs énumérés par le testament, quelques-uns sont intéressants. À ses filles, il ne laisse que cinq sols outre leur dot, ce qui suppose qu'elles étaient déjà toutes mariées. À sa femme, il assure selon l'usage le vivre et le couvert, mais en outre il l'investit d'une autorité morale: "il veut", fait-il écrire par le notaire, "qu'elle puisse porter témoignage au nom de son âme pour toutes les causes importantes et difficiles". Aux fils cadets, Raymond et Laurent junior, il lègue quarante livres, en laissant le choix entre deux modalités de paiement: soit en quatre fractions s'ils le demandent, soit pour moitié à leur mariage (donc ils sont encore célibataires en 1537) et le reste sous forme de rente annuelle. En désignant comme héritiers universels, les deux aînés, il exige qu'ils restent associés - sinon Laurent ne gardera que l'usufruit de ce qui lui a été donné pour son mariage (en 1531, avec Catherine Ramond) et sa part rentrera dans l'héritage de son frère. Enfin, il va jusqu'à prévoir l'ordre de succession dans le cas où les aînés n'auraient pas d'enfants - mais Laurent en aura cinq, Pierre aucun et les deux aînés resteront unis.

    Parmi les témoins, outre Louis Pause, on trouve aussi un Jean Calmon, donc un membre de la famille des tenanciers de Rigal investis par les Gasc vers 1460, et un Jean Éché qui pourrait être l'un des gendres de Bernard. 

     

     


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    DEUX MARIAGES DEUX LIGNÉES

     

     

    PIERRE VAYSSIÉ BOUTINIAN 2

     

      


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     DE FRANÇOISE CAZES

     

     Jacques est le seul fils de Pierre Vayssié et de Françoise Cazes - du moins le seul qui survive : il arrive en effet que les registres ne mentionnent pas les décès des très jeunes enfants, et il est permis de se demander si Françoise, décédée à trente ans, n'est pas morte en couches.

    Jacques vient après deux filles, au bout de onze ans de mariage; il n'aura que deux ans à la mort de sa mère, il est donc probable que c'est la seconde femme de son père qui lui en tiendra lieu, ce qui explique que les deux fratries semblent bien avoir été unies.

    L'ainée des filles, Marie, vivra à peine plus longtemps que sa mère, mais lorsqu'elle meurt  à trente-sept ans, elle a donné sept enfants à son mari, Michel Bès, si l'on en croit le testament de ce dernier. Sa vie s'est écoulée au hameau du Gabach, non  loin de Rigal.

    Madeleine, la seconde, mariée en 1670, elle aussi avec un voisin, Jean Éché, qui vit aux Mondonnets, atteindra presque les quatre-vingts ans, mais les deuils ne lui manqueront pas. Veuve vers 1681, elle voit mourir avant elle trois de ses enfants: deux filles, Jeanne à onze ans, Marie à trente ans, et son fils unique, Jacques, en 1716. Ce fils ne laisse que trois filles, dont la plus jeune meurt à l'âge de trois ans, sept ans avant sa grand-mère. Il reste à Madeleine, une fille, Marguerite, mariée à La Salle à Pierre Peyronnenc dit Padériou.

     

     

     

     

     

     DE FLORETTE TOURNAMIRE

     

    Huit enfant naissent du second mariage de Pierre Vayssié avec Florette Tournamire, mais deux disparaissent prématurément: sans doute le premier Pierre, puisque l'enfant suivant porte le même prénom, et Antoine; aucun des deux décès n'apparaît dans le registre de Saint-Pierre de Livron, mais les deux enfants sont absents du testament de leur père.

    Le second Pierre  reste célibataire et meurt  en 1691, à l'âge de trente-cinq ans; bien qu'il soit l'aîné des garçons survivants, ce n'est pas lui que son père avait choisi comme héritier; on peut se demander s'il ne souffrait pas de quelque infirmité, à moins que la maîtrise de l'écriture par son cadet n'ait joué en faveur de celui-ci.

    C'est donc Jean qui est choisi comme "héritier général" et qui prend en charge le devenir des terres familiales à Rigal. Comment a-t-il appris à écrire? Il a pu fréquenter l'école à Caylus (comme peut-être avant lui son demi-frère Jacques), grâce au grand-père Tournamire, marchand, qui habite la ville tout en ayant une propriété à Félines. À moins que le curé de Saint-Pierre n'ait instruit les enfants qu'il jugeait les plus aptes... La descendance de Jean se perpétue à Rigal jusqu'à la Révolution.

    Le dernier garçon, Pierre, se marie, lui, à Caylus en 1704, avec Bertrande Neutre. Son frère Jean et son demi-frère Jacques l'assistent tous deux lors de la signature du contrat de mariage. Ce Pierre, dit jeune dans le testament de son père, atteindra l'âge respectable de quatre-vingt-deux ans. Comme il a trois garçons, Caylus compte un certain nombre de  Vaissié (avec cette orthographe) qui descendent de lui .

    Les trois filles, Marguerite, Anne et Marie, épousent respectivement Jean Desquines, Bertrand Ramond dit Mandine (qui sera le parrain de Bertrand Vayssié), et Antoine Prix.

     

     


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