Généalogie: art de grimper aux branches - ou d'en dégringoler?

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DEUX ÉTAGES D'UN BOND

                             

                                  DEUX ÉTAGES D'UN BOND

 

Le 18 mai 1576, au masage "de Rigailh dit de Boissières", maître Guillaume Demarc, notaire à Caylus, enregistre le testament d'un Pierre Vayssié, et qu'apprend-on?

1) Que ce Pierre est fils d'un ici  dénommé Bertrand  (en réalité Bernard, des actes antérieurs le révèlent).

2) Qu'il n'a pas d'enfants, tout au moins en vie, puisqu'il lègue ses biens à son épouse, Marguerite Éché, "fille de Jean dit Petitou".

3) Que cette épouse a un frère, "Jean Éché dit Sigalou", père d'une fille prénommée Jeanne, à laquelle Pierre lègue 40 livres.

4) Et surtout que Pierre lui-même a eu un frère, Laurent, à présent décédé, père de quatre enfants: Pierre, Jean, Arnaud, et Catherine.

 

DEUX ÉTAGES D'UN BOND

 

Aux trois derniers, Pierre lègue équitablement 40 livres chacun.

Quant à son neveu Pierre, qui est peut-être son filleul, il le désigne comme l'héritier qui devra être "substitué" à son épouse au décès de celle-ci. Ce Pierre, à Rigal, et en raison d'autres indices concordants (notamment le fait qu'il ait un frère du nom de Jean, père d'un Laurent), ne peut être que Pierre Vayssié, dit Boutinian, premier du nom!

Du coup s'éclaire son lien avec Arnaud Vayssié, dont des actes postérieurs et les registres paroissiaux de Saint-Pierre Livron mentionnent les descendants, certains surnommés Capsec (alors que dans la branche de Pierre on trouve Boutinian, Dinié, Faurou, Cascaré...).

Du coup on comprend aussi pourquoi le fils de Pierre Boutinian rachète à une autre Catherine Vayssié - sa petite-cousine -,  des terres qu'elle tient d'un "feu Laurent" - non pas le premier du nom, mais son petit-fils.

Et on comprend enfin pourquoi les deux fils de Jean, cités dans le testament d'un Bernard Éché, se prénomment Arnaud et Laurent.

  

 

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